Titre: Les Fourmis, 

Nombre de pages: 317 pages.

Auteur: Bernard Werber.

Edition: Le Livre de poche.

Année de publication: 1993

Genre: roman scientifique

 

 

Résumé: 

Le temps que vous lisiez ces lignes, sept cents millions de fourmis seront nées sur la planète. Sept cents millions d'individus dans une communauté estimée à un milliard de milliards, et qui a ses villes, sa hiérarchie, ses colonies, son langage, sa production industrielle, ses esclaves, ses mercenaires... Ses armes aussi. Terriblement destructrices.

Lorsqu'il entre dans la cave de la maison léguée par un vieil oncle entomologiste, Jonathan Wells est loin de se douter qu'il va à leur rencontre. A sa suite, nous allons découvrir le monde fabuleusement riche, monstrueux et fascinant de ces "infra-terrestres", au fil d'un thriller unique en son genre, où le suspens et l'horreur reposent à chaque page sur les données scientifiques les plus rigoureuses. 

 

 

Critique:

Anecdote: Il y a cette citation qui m'a gentiment fait sourire: (bon. Malgré toutes mes pages encornées, je n'arrive pas à retrouver le passage, ahah.) Quand j'étais petite, un jour, je crois que c'état en réfléchissant et en pensant au bouddhisme (Les bouddhistes ne tuent pas les animaux, n'en consomment pas etc... car ils considèrent les animaux un peu comme sacrés, dans le sens où ils sont aussi intelligent et pourvu du droit de vivre que les humains). A force de penser, "si tuer les gens c'est mal, et tuer tout ce qui est vivant l'est tout autant, on peut aller en enfer si on écrase des fourmis même sans faire exprès?" Du coup, je m'étais mise à faire extrêmement attention à n'écraser aucun insecte. ^^'

Le problème est que malheureusement comme ça, on avance pas vite, voire pas du tout..

 

[En cours de lecture, 214/314 pages]

Plein de choses à dire!

Concernant ce livre, je suis un peu partagée. Ce roman m'a un peu déçue, je m'attendais plus de la part de Werber. Cependant, il faut prendre en compte qu'il s'agit du tout premier qu'il a écrit, et qu'il s'agit également du premier tome d'une saga. Quand on a commencé par Le papillon des étoiles, c'est normal que ça soit un peu plus fade. Un chuia, en fait.

Avec un début plutôt long pour s'immerger complètement dans l'histoire, et des personnages moyennement attachants. Les humains, dans ce premier tome semblent assez accessoires, l'intrigue humaine tourne un peu en rond: aux deux tiers du roman, on est à peine plus avancé qu'au début. En revanche, du côté fourmi, il se passe plein de choses! Les personnages sont attachants, paradoxalement aux fait qu'ils ne soient pas humains. Il y a beaucoup plus d'actions et le point de vue d'une fourmi sur le fonctionnement de sa société et e son système est très intéressant, très prenant! Je pense que le monde myrmécéen est ce qui sauve un peu le livre. Le côté des humains est trop accessoire et plat à mon goût, même s'il s'agit de personnages secondaires.

En réalité, je m'attendais un peu à autre chose. Du genre une confrontation entre humains et fourmis, et plutôt rapidement dans le livre.

 

 

[Fin de lecture, 30/314.]

Cependant, tout le dénouement est à la fin et tombe brutalement, en quelques pages. (Là, de suite, je viens de finir le livre). A moitié surprise, parce que les romans de Werber ont un côté redondant, dans le sens où c'est toujours un peu la même chose au fond (on sent un peu de philanthropie et de misanthropie savamment mélangé à chaque fois), mais d'un autre côté, il arrive toujours à surprendre.

Environ à 50 pages de la fin, je pensais ne même pas ouvrir le second tome, maintenant, j'ai envie de vite finir cette chronique pour le dévorer!

Les fourmis est un livre qui fait réfléchir, sur fond de science fiction. Ce qui est déjà assez paradoxal et admirable en soi, mais surtout, il offre la possibilité de penser réellement comme les personnages, de voir une réalité qui nous est complètement inconnue (ou très mal connue) de leur propre point de vue.

J'aimerais dire tellement plus de choses à propos de ce livre, mais je risque de vous spoiler.

 

Pour résumer, je dirais que ce roman est bien, mais l'entrée dans l'histoire est un peu long. L'histoire s'étend à travers 306 pages. Durant un bons tiers, c'est assez plat. On présente les personnages, les lieux, mais l'intrigue est floue et n'est révélée clairement qu'à la fin. Par ailleurs, les passages alternés avec équité entre point de vue humain et point de vue fourmi ralentissent le rythme du récit. Mais très vite, il y a plus de passage "fourmis" que "humains", avec d'un coup beaucoup d'actions. On se rend compte grâce à ce roman et surtout cette partie que les humains doivent arrêter de croire qu'ils sont les seuls être intelligents sur terre, et que cet état d'esprit ne légitime pas le fait de décimer une population en donnant des coups de pieds à la fourmilière. 

La deuxième partie est plus saccadée, avec une multitude de points de vue. (Ok, il n'y en a pas 40 non plus mais bon.). Il m'est arrivé parfois de m'y perdre, je me surprenais deux ou trois fois à relire les phrases ou les pages précédentes tant ça tombe de partout: imaginez qu'il n'y a rien, pas d'actions, et juste deux corps de personnages différents. Puis soudain: pouf! le premier corps de personnages est un vrai feu d'artifices où plusieurs actions se déroulent, ça part dans tous les sens et du coup on ne sait plus trop où regarder.

Mais ça ne va pas trop loin, ça va. Le style est assez fluide, ça se lit assez bien, et lorsqu'il nous arrive d'être perdu, on arrive assez rapidement à se retrouver dans l'histoire.

La troisième partie est plutôt divisée, je dirais. Il y a une longue période où l'histoire suit son cours, presque tranquillement, puis tout s'enchaîne et se débloque, et ça ne cesse de s'accélérer, monter en crescendo. Les points de vues se succèdent à un rythme saccadés, c'est très prenant! La fin ne fait qu'exciter notre curiosité quant à la suite de toute cette aventure! (En plus, devant moi j'ai le tome 2. Qui est plus épais, ahah. De quoi se rassasier?)

Les personnages humains sont assez peu approfondis, et je trouve ça dommage. Même à la fin, j'ai toujours ce ressenti. On a un peu plus de sympathie face au génie de Jonathan certes et plus encore pour son Oncle Edmond, mais sans vraiment plus. J'espère que dans le second tome, ils seront un peu plus mis en avant!                                                                  

En revanche, je ne me suis pas une seule seconde ennuyées avec les fourmis! Sans avoir réellement de personnalité, le fait de simplement être plongé au coeur de la fourmilière, au coeur de son fonctionnement émerveille. Je me suis surprise à être amusée ou dépitée, triste suite à certaines actions ou paroles de ces dernières. Sérieusement, c'est assez étrange de s'attacher à de si petites bêtes à travers un livre! ^^

J'aime particulièrement 103 683ème, plus que Chli-Pou-Ni même.

Quant à l'intrigue en elle-même, je dirais que même après avoir fini le livre, elle a encore une part de flou.

Je ne sais pas si vous, quand vous lisez, au fur et à mesure des indices concernant un mystère qui s'épaissit de plus en plus, vous essayer de théoriser un peu ce qu'il se passe. Et quand vous vous rendez compte que vous avez deviné pile juste, vous êtes un peu frustré et vous gâchez vous-même la surprise au fil du roman.

J'ai fait exactement pareil, mais j'ai été agréablement surprise de voir que j'étais complètement à l'est!

J'adore les thèmes soulevés dans ce roman: la communication inter-espèce, notamment et contrairement à ce que je m'imaginais, la confrontation fourmis-humains est carrément géniale (et un peu WTF aussi..., mais vraiment si on fait attention aux détails, ça hein!).

Globalement, j'ai aimé ce premier tome, et j'attends de voir ce que donne le second!

Petit +: Le glossaire à la fin du livre, ainsi que la liste des noms scientifiques des fourmis qui sont sympas!

 

 

Pour moi, le premier tome du Cycle des Fourmis mérite un 7,5/ 10.

 

Rendez-vous pour la prochaine chronique et partagez vos avis sur cette lecture vous aussi!

Qu'avez-vous pensé de ce roman si vous l'avez lu? Si ça n'est pas le cas, avez-vous envie de le lire?